La cour du puits
Un mois sans écrire et déjà certains s'inquiètent ! Est-ce qu'il est encore parti en voyage sous les cocotiers ou est-ce qu'il déblogue complètement ? Rien de tout celà mes amis, une simple crise de maçonnite aiguë, et à mon âge c'est extrèmement fatigant, au point de ne plus pouvoir écrire une ligne. Mais ça y est, c'est fini.
C'était ce puits à Kervouroc qui me démangeait. Creusé il y a bien longtemps, la batisse en face date du XVIIeme siècle, il fut rénové en 1943 (c'est écrit dessus) à grand renfort de ciment. Il faut dire qu'à l'époque le ciment n'était pas cher. Pour la construction du mur de l'Atlantique les paysans étaient réquisitionnés avec leurs chevaux et leurs charettes pour transporter le ciment jusqu'aux chantiers et il arrivait fréquemment, vu le mauvais état des routes qu'un sac tombe par mégarde de la charette, de préférence dans un coin de talus près de la ferme et assez en douceur pour ne pas gâcher la marchandise. En somme un acte de résistance ! Malgré tout le respect que je dois à ces héros ordinaires, je ne partage pas tous leurs goûts architecturaux. De toutes façons les travaux l'avaient tellement mis en porte à faux qu'il risquait de s'écrouler à tous moments, ce puits tartiné de mortier. Donc, je l'ai démonté en douceur pour le reconstruire en en profitant pour le retourner vers la maison.
Et pour l'intégrer à la maison, j'ai aménagé une petite courette dallée qui permet de sortir directement de la cuisine pour cueillir quelques plantes aromatique ou de s'installer pour prendre l'apéritif aux derniers rayons du soleil du soir. Je déconseille toutefois d'utiliser l'eau de ce puits pour mettre dans le ricard, les temps ont bien changé.