Crotte de bique !
L'autre jour, dans un abri à moutons abandonné, j'ai découvert un merveilleux gisement de fertilisant. Des crottes piétinées, séchées, réduites en poudre. De quoi dégouter les plus chochottes ! Moi, j'ai aussitot pensé à mes rhododendrons. Plantés il y a plusieurs années dans une terre qui ne leur convient pas (trop lourde, pas assez acide...) ils avaient plutôt mauvaise mine. A l'automne dernier, appliquant ma devise favorite: "labor improbus omnia vincit" (pour les non latinistes, il y avait autrefois les pages roses du dictionnaire, aujourd'hui je doute que les pages roses d'internet puissent leur donner une traduction satisfaisante) je me suis appliqué à un travail de romain : cercler chaque plan (creuser une tranchée tout autour) et remplacer la terre d'origine par de la terre de bruyère.
Un travail qui trouve aujourd'hui sa récompense. Une floraison généreuse démarre. Il ne reste plus qu'à espérer que la météo ne viendra pas tout détruire. Pour consolider cette réussite, j'ai paillé le sol de cette "crotte de biques" précieusement recueillie et d'une couche généreuse d'aiguilles de pins qui vont maintenir la fraicheur du sol et l'acidifier encore un peu olus.