Portmerion
Imaginez un architecte fou, qui en 1925, ayant trop lu Alice au pays des merveilles, rachète tout un village de pêcheurs pour le transformer en un décor de théâtre italo-fantaisiste et coloré. Tout y est passé! Si on reconnait parfois sous la peinture et l'enduit la carcasse d'une maison d'origine, les ajouts de clochetons, de campaniles et autres bizarreries, nous transportent en plein délire. Un rêve après tout agréable et coloré, sans avoir rien fumé.
La balade se poursuit en bord de mer. Tout est en toc: le bateau est en béton, le phare n'est jamais allumé. Il n'y a que la mer et les oiseaux qui soient vrais.
Par les bois et les jardins, les chemins ramènent toujours au village. De bien jolis chemins où l'on croise des arbres centenaires et des pagodes chinoises.
Si le paradis existe, il doit y avoir un endroit comme celui-ci prévu pour les fous géniaux. On y croiserait Salvador Dali et le facteur Cheval et bien sûr sir Clough William-Ellis, le créateur de Portmerion. J'aimerais bien avoir le droit d'y jeter un oeil, mais pas tout de suite, j'ai d'autres projets de voyages pour les années à venir.