Village Karen

Publié le par 7jardins

Village Karen

Un village Karen, dans le sud'est de la Birmanie, non loin de la frontière Thaïlandaise. Dans la forêt de tecks, les huttes sont 100% écologiques: charpente en bois de teck, bardage en feuille de teck. On se demande de quoi on peut vivre dans cette forêt perdue où désormais il est interdit de couper les arbres pour protéger la nature.

Village Karen
Village Karen
Village Karen
Village Karen
Village Karen

Les Karens autrefois chassaient les tigres, domptaient les éléphants. Il n'y a plus ni tigres ni éléphants. Ils se sont convertis parfois au bouddhisme, parfois au christianisme selon la puissance de ceux qui voulaient les convertir, mais sont restés profondément animistes. Ils ont mené une guérilla de soixante ans contre l'armée birmane, mais maintenant parait-il c'est fini depuis 2012, c'est pour cela que la région est ouverte aux étrangers depuis 2019. Et c'est vrai que nous n'y avons pas vu l'ombre d'un soldat. Le plus étrange dans ce village, c'est qu'il n'y a pas d'hommes. Rien que des femmes et des enfants.

Village Karen
Village Karen
Village Karen
Village Karen
Village Karen

A nos questions on nous répond soit qu'ils sont dans la forêt pour une cérémonie religieuse, soit qu'ils sont partis travailler en Thaïlande. Notre guide nous explique qu'il faut traduire dans le premier cas: faire la guérilla et dans le second: faire de la contrebande, l'un n'excluant pas l'autre. Nous resterons avec nos interrogations. Pour comprendre un pays, il faut y habiter longtemps et comprendre les subtilités de la langue.

En tous cas, malgré la rusticité de l'habitat des travaux sont en cours : maisons neuves, citerne à eau, toilettes publiques... Et l'écriture soignée des cahiers d'écoliers montre tout l'intérêt porté à l'éducation des enfants.

Village Karen
Village Karen
Village Karen
Village Karen

Publié dans birmanie, voyages

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Comme tu le dis on ne peut pas tout comprendre d'un pays quand on est simple touriste. J'avais déjà entendu parler de ces villages désertés par les hommes car partis "au travail" sans comme toi savoir en quoi consistait ce travail...Merci pour ce beau reportage. Ces maisons sont simples mais on sent que la vie y est d'une grande richesse humaine
Répondre