Les roses du potager

Publié le par 7jardins

Cette année le potager de Kervouroc est à peu près présentable. La faute au temps sec qui a ralenti la pousse des adventices. Vous remarquerez que je manie à merveille la novlangue : on ne dit plus mauvaise herbe, mais adventice...aveugle devient non-voyant, ce qui ne lui rend pas la vue, pas plus que les adventices ne cessent d'étouffer les légumes. En Breton où la révolution sémantique n'a pas encore eu lieu, on dit louzou pour les bonnes comme les mauvaises herbes. Louzou a également le sens de médicament (logique, autrefois on se soignait avec des herbes) Voilà donc une langue qui a du respect pour les adventices, sauf que dans louzou, il y a louz qui veut dire sale.

Les roses du potager
Les roses du potager
Les roses du potager

Pour adoucir mon image d'indécrottable paysan, exterminateur d'herbes qui auraient pu devenir bonnes si elles n'avaient pas eu le malheur de germer au milieu de ma planche de radis, j'ai entouré le potager en carrés rectangulaires d'une haie de rosiers.

Les roses du potager
Les roses du potager
Les roses du potager

A gauche en entrant (ou à droite en sortant) le treillage est maintenant couvert de roses simples et légères d'allure campagnarde: de petits lavender dream (boutures faites directement en place), guirlande d'amour, un grimpant créé par Louis Lens, tout blanc, entrelacé dans la barrière et un petit nouveau tout rouge que personne ne se souvient avoir planté (génération spontanée ou début d'Alzeimer ?)

Les roses du potager
Les roses du potager

Sur l'arche, deux rosiers de chez David Austin : Gertude Jekyll, climbing qui ne se décide pas à grimper et The generous gardener, moins généreux ici que son frère jumeau qui tapisse tout un mur de la maison. Il faut dire qu'à cet endroit, nous sommes dans l'argile pure et que l'apport de compost sur le sol ne vaut pas un travail en profondeur. Trop tard maintenant que les racines sont installées.

Les roses du potager
Les roses du potager
Les roses du potager
Les roses du potager

De l'autre côté, deux ravissantes anglaises (toujours de chez David Austin): Munstead wood et Stropshire lad. Elles trouvent là l'abri du mur de la serre et un sol toujours humide, une situation qui semble leur convenir maintenant qu'elles sont bien installées.

Publié dans potager

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Yvette 28/08/2016 18:26

Quel jardin magnifique et bien entretenu. Tes roses sont superbes, les miennes se font de plus en plus rares. Les pieds sont comme la propriétaire, un peu dépassés en âge et se ratatinent.
Bonne semaine à toi Alain

7jardins 28/08/2016 20:51

Il n'y a pas d'âge pour bouturer. Tu peux rajeunir tes rosiers en les bouturant. Pour nous c'est foutu, on n'a pas encore trouvé le moyen de cloner les vieux et c'est peut-être mieux comme ça.

Malo 28/08/2016 16:10

Un potager en rectangles donc, très soigné, bien propret! C'est ravissant cette manière d'adoucir l'image du paysan! ;) Joli choix de rosiers!

7jardins 28/08/2016 20:52

Hélas, ce n'est pas toujours aussi soigné. Les mauvaises herbes poussent aussi la nuit pendant que le jardinier dort.

philae 21/08/2016 09:56

magnifique que du bonheur

7jardins 22/08/2016 11:17

Oui,c'est un bonheur de pouvoir travailler dans un cadre agréable.

anais 21/08/2016 08:35

Bonjour Alain,
en regardant les belles photos je ne vois que du bon louzou comme p. expl. les grosses têtes de salade.Un terrain bien soigné.
Les roses sont merveilleuses.
Joachim

7jardins 22/08/2016 11:19

Le louzou (au sens médicament) pour les salades, c'est du fumier de poneys composté pendant trois ans. Je publierai un jour ma recette.