On nous écrit de Janina

Publié le par 7jardins

ça ne vous dit rien ce titre ? Mais si: le comte de Monte Cristo d' Alexandre Dumas, c'est le titre du chapitre 78. Ce nom me trotte dans la tête depuis le collège. Allez savoir pourquoi ! Le mystère de l'Orient lointain ? C'est surtout que j'ai longtemps cherché où pouvait bien se trouver cette ville mystérieuse où le gentil Ali Pacha, père de la belle Haydée est assassiné par de méchants Turcs à la suite de la trahison du traitre Fernand. SI tout cela vous parait obscur, je vous invite à relire les quatre tomes de Monte Cristo que je ne pourrais pas résumer dans ce court article.

Bref, depuis plus de cinquante ans je désesperais de trouver un jour Janina et voilà que je découvre enfin la clef du mystère : la ville a changé de nom! Elle s'appelle désormais Ioannina.

A part ça, il y a bien un lac à Ioannina et une île sur le lac, comme dans le livre. Mais la ville, qui est toujours la capitale de l'Epire est une grande ville sans intéret. Ali Pacha est bien mort, ça au moins c'est vrai, mais en fait c'était un tyran sanguinaire qui avait su se faire passer aux yeux des crédules intellectuels romantiques de l'époque pour un défenseur des Grecs opprimés.

Pour se plonger dans l'ambiance de l'époque, il faut s'enfoncer dans les montagnes qui dominent la ville et là on se retrouve en 1820, en pleine révolte de la Grèce contre l'Empire ottoman.

On nous écrit de Janina
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On nous écrit de Janina

On imagine assez bien ce que pouvait être l'ambiance de cette Grèce partagée entre farouches montagnards orthodoxes et occupants Turcs musulmans. D'autant que la frontière entre les deux camps était loin d'être étanche et qu'au hasard des escarmouches on pouvait passer d'une alliance à une autre.

C'est en parcourant ces montagnes à pied par les chemins muletiers qu'on se rend compte de l'impossibilité pour une administration quelle qu'elle soit de contôler un pays au relief aussi tourmenté. Il y a deux siècles des caravanes de mulets parcouraient ces gorges étroites, empruntant les ponts et les escaliers tout nouvellement construits pour relier les villages. De toutes parts pouvaient surgir des bandits, des janissaires turcs ou des insurgés grecs, tous aussi redoutables, qu'ils soient vêtus d'une jupette et de pantoufles à pompons ou d'un pantalon bouffant et d'un turban.

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On nous écrit de Janina

Quel dommage qu'Alexandre Dumas soit resté à Paris pour écrire son roman. S'il avait mis les pieds en Grèce à cette époque tourmentée, nous aurions bénéficié d'un chapitre supplémentaire, voire d'un nouveau roman : "Retour à Janina"

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Publié dans voyages

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A
j'adore
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B
Rocs, rochers, cailloux, constructions, puissance de cette nature. C'est généreux de partager. Merci.
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V
incroyables ce pont et ce sentier!!! bisous Alain. cathy
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